notas


[1] En ce sens, la littérature à thématique gay n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui tend à montrer que l’Amérique latine, l’Europe et les États-Unis ont plus de parentés que de différences : « El gran tema de la identidad latinoamericana (¿quiénes somos?) pareció dejar paso al tema de la identidad personal (¿quién soy?) ». (FUGUET et GÓMEZ, 1996: 13)


[2] À ce propos, on peut citer les réflexions de Dominique Wolton : « Plus vous êtes riches, plus vous pouvez intégrer les apports extérieurs aux cadres habituels. Plus vous êtes pauvres, moins vous maîtrisez les changements, et moins il est possible de préserver ce que l’on appelle par ailleurs la « culture ». Certes les dominés ne restent pas passifs ; ils recombinent eux aussi les éléments culturels qui leur sont imposés, mais ils sont évidemment dans une situation plus défavorable. Et c’est à ce sentiment de dépossession, de perte de repères, au niveau du pays entier, voire d’aires culturelles, qu’il faut être sensible » (WOLTON, 2003 : 49).


[3] Pablo Buchard (1875-1964), peintre et premier directeur de l’École des Beaux-Arts du Chili (1932-1935).


[4] Le roman a été traduit en anglais (Hell Has No Limits, Los Angeles, Sun & Moon Press, 1995) et en français (Ce lieu sans limite, Paris, Le serpent à plumes, 1999). Il a été aussi porté à l’écran par Arturo Ripstein en 1978 (Mexique) et il y a une abondante bibliographie, surtout en anglais, qui rend compte de l’attention que la critique lui a accordée. Voir, par exemple : PALAVERSICH, Diana (1990), GARBER, Marjorie (1991) et FOSTER, William (1997 : 4).


[5] Le narrateur dit : « Venía oyendo el compact de Rent. En cada uno de mis viajes a Nueva York insistías en que fuéramos a ver ese musical pero siempre estuvo a tablero vuelto » (SIMONETTI, 1999 : 57). Rent est effectivement une comédie musicale crée à Brodway en 1996. « Adapté très librement de La Bohème, le spectacle évoque quelques instants de vie d’un petit groupe de l’East Village de New York, constitué d’homosexuels et d’hétérosexuels, de blancs, de noirs et de latinos, de riches et de pauvres, et confronté aux ravages du sida à la fin des années 80 ». (ALLUIN, 2005)


[6] Comme le signale Freud : « [los celos] se componen esencialmente de la tristeza y el dolor por el objeto erótico que se cree perdido, de la ofensa narcisista en cuanto no es posible diferenciarla de los elementos restantes y, por último, de sentimientos hostiles contra el rival preferido y de una aportación más o menos grande de autocrítica que quiere hacer responsable al propio yo de la pérdida amorosa. » (FREUD, 1995: 203-204)


[7] « Los tipos se construyen asignando un rol sexual determinado (activo o pasivo) al que luego se añaden los atributos de imagen (masculinos o femeninos) culturalmente asociados a ese rol », (GUASCH, 1995 : 89)


[8] L’emploi des mots en anglais ainsi que l’allusion à une comédie musicale américaine, soulignent les références culturelles préférées des auteurs de la génération McOndo.




ISSN 1958-5136