À la faveur des mouvements féministes, des études gay et lesbiennes et de l’affirmation des thèses postmodernistes, les études de genre se sont développées à travers des disciplines relevant des sciences sociales d’abord, des sciences humaines ensuite. En France, la lenteur des traductions des travaux anglo-saxons jointe à une certaine réticence de la part des institutions, universitaires notamment, ont conditionné pendant un temps l’avancement et la diffusion des recherches sur les questions de genre. Or, si dans les sciences sociales le retard semble désormais rattrapé, grâce à l’existence de plusieurs centres d’études et de projets de formation pluridisciplinaires, dans le domaine des lettres, et en particulier dans celui de l’hispanisme français, le terrain commence à peine à être défriché.


 La création, en 2005, d’un séminaire intersites, entre les équipes de recherche CIREMIA et GRAL, des Universités de Tours et de Toulouse, visait à combler partiellement le vide académique et à répondre à la demande de plus en plus pressante des jeunes chercheures et chercheurs qui s’intéressent à la problématique des identités socio-sexuelles, telles que la production culturelle hispanique les met en discours, les diffuse ou les questionne, dans les textes, les images, la musique…

 

 

 

ISSN 1958-5136